Pollution lumineuse : la biodiversité impactée


La quatrième édition des Campus du bocage à Sèvremont en Vendée organisée par l'association CPIE Sèvre et Bocage avait pour thème la pollution lumineuse. L’excès de lumière et notamment l’éclairage public participent à l’érosion de la biodiversité.



Mathieu Charrier, membre de l’Association nationale de protection du ciel et de l’environnement nocturne : « Les nombreuses sources lumineuses sont autant de lieux qui créent des barrières naturelles à la faune qui se déplace la nuit et notamment les chauves-souris qui effectuent des déplacements pour se nourrir d’insectes nocturnes. L’homme est aussi impacté puisque l’excès de lumière influence le sommeil ». Ces zones nocturnes, appelées trame noire, sont nécessaires pour préserver le cycle biologique de la faune qui, pour certaines espèces, voient leurs zones de déplacement ou de reproduction limitées en raison de cette luminosité excessive.

Situation de l'éclairage nocturne en France et en Europe

L'association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (ANPCEN) est une association agrémentée par l'Etat depuis 2014. Créée en 1999, elle agit de manière bénévole, à la fois nationalement et localement, en faveur d'une prise en compte des "enjeux pluriels de la qualité de la nuit et de l'environnement nocturnes".

Un sujet d'actualité à l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochain. Dans le dernier sondage OpinionWay pour l'ANPCEN (septembre 2018), les Français se déclarent favorables à 79% à la réduction de la durée d'éclairement en milieu de nuit (uniquement aux heures creuses, hors événements particuliers et fêtes de fin d'année) pour l'éclairage public et à 82% pour l'éclairage privé.



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